Savourer la joie

Quand j’étais au collège, il y avait une fille dans ma classe qui souriait tout le temps. Je trouvais ça tellement agréable qu’un jour j’ai pris la décision de faire pareil. Du jour au lendemain, je me suis mise à sourire. Pourtant, à ce moment là, dans mon cœur j’étais triste.

Avec le recul je sens bien que ça a eu un impact positif sur ma vie. J’avais avant ça un fort attrait pour le rôle de victime et la plainte. Faire le choix de sourire, c’était un moyen de quitter cette posture et de devenir quelqu’un d’autre.

Néanmoins à l’intérieur ça n’allait pas fort et personne ne le savais. Je jouais encore à la victime toute seule dans mon coin. Et mes pensées étaient sombres, voir mortifères.

Goûter la joie pour en attirer davantage

Et puis, un jour j’ai vu Le Secret de Rhonda Byrne. Un film très étonnant, complètement ésotérique, un peu mal fait avec des chevaliers et des gens qui chuchotent en mode sorcière. Après quelques minutes de choc, j’ai mis sur pause. J’ai regardé Jésus pas hyper à l’aise. Je lui ai demandé : « Qu’est-ce que c’est que ce délire ? C’est satanique ou quoi ? « . Et là j’ai senti une vague d’élan de la part de Jésus. J’ai dit : « Attend tu veux vraiment que je continue ? ». Et il m’a dit « Oui ! Ça fait tellement longtemps que j’attend que tu regardes ça !!! »

Bon comme vous pouvez l’imaginer après ce petit dialogue entre nous, j’étais toute disposée à ouvrir mon cœur et à me convertir.

C’est un film sur la loi d’attraction et sur le fait de ressentir le positif de tout son cœur pour l’attirer à soi. Et là je me suis rendue compte que c’était quelque chose que je ne faisais pas. Dès que quelque chose de bien m’arrivait je ne m’y attardais pas, par superstition. J’avais trop peur que ça s’en aille. Je n’allais jamais goûter la joie.

J’ai mis le film sur pause et j’ai demandé à Dieu de m’aider à ressentir la joie. C’était délicieux ! Comme si j’avais mangé de la lumière, mon cœur était tout chaud. Et le plus fou pour moi c’est que j’avais le droit de rester dans cet état ! C’était même la meilleure chose à faire.

Le choc de découvrir ma puissance

Après le visionnage de ce film, s’en ai suivi pour moi un véritable combat intérieur. Même si je venais d’apprendre que mes pensées créaient ma réalité et que donc j’avais une grande puissance d’action sur ma propre vie. Ça faisait des années que mon esprit carburait à la négativité. Et comme je n’arrivais pas à changer de manière radicale, je m’accablais de reproches et de culpabilité. Ce qui aggravait la situation. Au lieu de me morfondre, j’ai pris la responsabilité de changer mon esprit. Notamment en commençant à me poser des questions plus intéressantes.

J’ai alors découvert l’astuce de Oprah Winfrey, d’écrire dans un journal chaque jour : 5 gratitudes et 5 raisons pour lesquels je suis fière de moi. Au début j’avais beaucoup de résistances, j’avais envie de le faire avec cynisme et ironie. J’ai demandé de l’aide à Dieu pour rester le cœur ouvert pour que l’exercice porte vraiment ses fruits. Ainsi, j’ai accédé à un nouvel espace en moi, plus vrai.

Choisir la joie.

Il y a un premier deuil que j’ai dû faire : celui d’être tout le temps joyeuse. Les autres émotions sont là et plus je les accompagnent tôt, plus facilement je peux retourner à la joie. Si j’ignore ma colère en voulant ressentir de la joie, ma joie n’est que superficielle et ce n’est pas réel. Parfois on est confronté à des situations sociales où seule la joie est intéressante à exprimer. On peut alors choisir l’option de cliver (terme employé par Aliette de Panafieu pour signifier remettre l’émotion à plus tard). Comme Scarlett O’Hara, en mode j’y penserais demain, là, ce n’est pas le moment. Je peux alors faire le choix de me reconnecter à la joie et à la gratitude du présent. Cependant, c’est important de revenir plus tard sur la situation et de comprendre ce qui m’a déclenchée pour prendre soin de moi et ne pas vivre dans le déni.

Il est aussi intéressant de tenir la joie le plus longtemps possible, indépendamment de l’environnement et de la pluie et du beau temps. Chaque chose peut être prétexte à la joie si je le décide. Je peux me sentir déprimée par la pluie où m’en émerveiller. Je peux voir ça comme la nature qui vient jusqu’à moi, comme la bénédiction du ciel qui vient pour nous permettre de boire et de manger. Comme mille reflet du ciel.

Se laisser bousculer

Dans le livre Père Riche, Père Pauvre de Robert Kiyosaki, il parle de laisser la vie nous bousculer, cette phrase a été déterminante pour moi. Avant ça je croyais que la vie était une lutte jusqu’à arriver à un havre de paix. Et qu’enfin on arrivait au bonheur. Cet endroit où enfin je serai tranquille et où personne ne serait plus là pour m’embêter. En gros ma vision du bonheur c’était les vacances ou la retraite (en dépendance de mon environnement comme je le mentionnais plus haut). Et en lisant ce livre j’ai réalisé que la Vie c’était tout l’inverse. La véritable sécurité intérieure ne dépend pas de mon environnement. Toute ma Vie, je vais être bousculée par mon environnement, non pas pour m’embêter mais pour devenir davantage qui je suis. La joie, la sécurité intérieure, n’est pas dans le confort, mais dans le fait de devenir confortable dans l’inconfort.

 « La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle »
Lc 20,17

Dans la Bible, cette phrase signifie que ce qu’on a jugé comme mauvais était en fait très important. Si un événement nous dérange, il cache peut être un déclic pour bâtir notre vie.

Jouer pour retrouver la joie

David Laroche parle également de 3 façons de réagir face à un imprévu, la première en remettant la faute sur les autres. Cela permet de se dédouaner de toute responsabilité. C’est très commode à court terme mais pas vraiment sur le long terme. La deuxième c’est de réaliser plus tard que cette situation a finalement été bénéfique et d’en tirer une leçon. La troisième c’est de se mettre immédiatement dans un état de gratitude pour profiter tout de suite de la leçon que la Vie me propose.

J’aime bien vivre la 3e option, je me sens alors comme dans un jeu. Comme un agent secret à la recherche d’indice pour hacker le système de mon propre ordinateur. Comme sur un terrain de basket à chercher un espace libre, pour aller réceptionner la balle et faire avancer le jeu. J’aime utiliser mon imagination en associant une chose qui ne me fait pas vibrer à une situation que j’adore pour changer ma façon de vivre cet instant. C’est un outil très puissant justement pour transcender son environnement.

Rire, tout simplement

Une coach m’a recommandé un jour, d’apprendre à rire toute seule. Au début j’étais pleine de jugements et j’avais peur mais j’ai quand même décidé de mettre cette astuce en pratique. Et finalement c’est un de mes hacks préféré. Je me dis simplement : Je vais bien rire aujourd’hui et déjà, ça me fait rire. J’ai encore le sentiment d’être un agent secret investit d’une mission spéciale dont personne n’est au courant. Et je sens que mon état d’esprit switch complètement en mode jeu et ne perd pas une occasion pour rire. Et là encore qu’importe si dans mon environnement tout le monde se plaint, ou fait des blagues de mauvais goût, mon intention est si forte que j’arrive à détourner les choses dans un sens qui me fait rire et j’en suis moi même toute éblouie.

Que ressens tu maintenant ? Est-ce que tu te sens l’élan pour aller jouer avec la joie ? Pour la ressentir jusqu’au bout et la maintenir le plus longtemps possible ? Pour en attirer davantage ? Si tu sens des résistances cela peut être intéressant de les noter quelque part pour les identifier. Peut-être que justement, il s’agit d’une émotion que tu n’as pas encore accompagné et qui fait obstacle. Je t’invite à aller voir mes autres articles sur la tristesse, la colère et la peur pour pouvoir de nouveau avoir accès à ta joie.

La peur cache un grand désir

Après avoir abordé la tristesse, puis la colère, nous voici arrivé à la peur.

Je vois combien j’ai procrastiné pour écrire cet article ! C’est très révélateur de cette émotion que j’ai longtemps préféré refouler. Dès que j’avais une peur qui montait, une vague de mépris l’accompagnait en mode « peuh ! n’importe quoi ! »

Je ne traversais pas mes peurs puisque je ne leur donnait pas de crédit. Le soucis c’est que non seulement ça ne me rendais pas plus courageuse (parce que du coup j’adoptais très souvent la méthode de la fuite pour ne rien ressentir), mais en plus ça me coupait d’une partie de moi. D’un signal de mon corps qui m’exprimait quelque chose. Et comme on le dit souvent : là où il y a de la peur, il y a un désir caché.

La peur c’est le plus grand indice pour accéder à mes désirs, à mon élan vital. Si j’ai peur, cela veut dire que ça compte pour moi, sinon je serais indifférente. Quand tu ressens une vague de peur, tu peux te poser cette question : « Qu’est-ce qui compte pour moi ? » Et une fois que tu as identifié ce que c’est, tu peux te dire en pensée, en imaginant que les mots se posent sur ton cœur : « ceci », compte pour moi ».

Peut être qu’il est temps de se réconcilier avec cette émotion. Lorsqu’on a beaucoup de peurs, c’est peut être que l’on s’est désaligné de ses désirs et que l’on vit loin de soi. Mon astuce : noter mes peurs sur un papier pour me retrouver.

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Traverser le feu de la colère

Dans l’article précèdent : Mon remède spécial à la dépression, je vous ai parlé de comment traverser la tristesse. Aujourd’hui, nous allons parler de la colère.

« Quand tu marcheras au milieu du feu, tu ne te brûleras pas,
la flamme ne te consumera pas. »
Is 43, 2

Dans mon éducation, la colère était l’émotion interdite. Associée au fait d’être « méchant » ou bien d’avoir un manque de contrôle de soi. À chaque fois que j’exprimais de la colère, on me disait : « tu es fatiguée, va te coucher ». J’ai acheté ça. Si bien qu’aujourd’hui, lorsque je voudrais me rappeler les raisons de mes colères d’enfant, je ressens de la confusion et comme un trou dans ma mémoire. Comme si cette colère n’avait pas lieu d’être. Comme si j’avais dérapé. Comme si j’avais agis de façon disproportionnelle par rapport à la situation, un peu comme une folle en fait. D’ailleurs, jusqu’à peu, j’associais dans mon esprit toute démonstration de colère à de la folie. On utilise l’expression : « être hors de soi » pour parler de cette émotion, et vraiment, pour moi, c’était ce que ça voulait dire.

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Quand la dépression nous coupe de nos émotions

Lorsque j’étais en dépression, je n’avais pas accès à mes émotions. J’avais l’impression d’être trop faible pour pouvoir les surmonter. Et d’être trop seule surtout. Que se passerait-il si je m’effondrais face à elles ? Qui serait là pour me relever ? C’était beaucoup trop angoissant, alors je faisais tout pour les anesthésier : films, séries, sucre ou bien dormir. En espérant que la vague passe. Je me retrouvais là : pas de travail, de moins en moins d’amis, zéro rêve et aucune perspective d’avenir. Cette question me déchirait le cœur : À quoi je sers ?

J’étais coincée sans savoir si je voulais vraiment sortir de là. Est-ce que la Vie avait quelque chose de mieux à m’offrir ?

Un doux remède

Et puis… le coaching est arrivé dans ma vie. On m’a mis entre les mains des outils puissants grâce auxquels j’ai changé de posture et j’ai redécouvert ma puissance.

En parallèle, j’ai fait les exercices de saint Ignace qui m’ont permis de passer d’une religion de fatalité, de soumission et d’obéissance à une relation personnelle avec Dieu qui m’enflamme le cœur.

Le doux remède qui m’a permis de revenir à la vie, c’est la combinaison du développement personnel et de la spiritualité. Le premier m’a redonné accès à ma puissance et le deuxième à mon authenticité. Alors sans plus attendre…

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Comment mes questions orientent ma vie ?

Est ce qu’il t’arrive de te poser des questions comme « Pourquoi moi ? Qu’est ce que j’ai fait pour mériter ça ? »

Comme dit Tony Robbins dans son livre : l’éveil de votre puissance intérieure, notre cerveau est plus puissant que le plus puissant des ordinateurs. Il répond à toutes nos questions. Lorsque je me dis « Pourquoi je suis aussi bête ? » Mon cerveau va malheureusement se mettre en quête de la réponse.

La bonne nouvelle c’est qu’une fois qu’on a l’info, on peut décider de se poser des questions plus intéressantes qui ont le pouvoir de révolutionner sa vie.

« Certaines personnes voient les choses
telles qu’elles sont et se disent « Pourquoi ? »
Je rêve de choses qui n’ont jamais été
et je me dis : « Pourquoi pas ?« 

Georges Bernard Shaw

Pour ma part, le « Pourquoi moi ? » qui hantait mes pensées me donnait l’impression de vivre une tragédie grecque où je subissais coup sur coup. Et là en switchant pour « Pourquoi pas ? » j’ai été très surprise du résultat ! Je suis passée en mode jeu, où la vie devient plus légère et plus amusante. C’est un bon hack pour reconquérir sa puissance dans une situation imprévue.

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