Après avoir abordé la tristesse, puis la colère, nous voici arrivé à la peur.
Je vois combien j’ai procrastiné pour écrire cet article ! C’est très révélateur de cette émotion que j’ai longtemps préféré refouler. Dès que j’avais une peur qui montait, une vague de mépris l’accompagnait en mode « peuh ! n’importe quoi ! »
Je ne traversais pas mes peurs puisque je ne leur donnait pas de crédit. Le soucis c’est que non seulement ça ne me rendais pas plus courageuse (parce que du coup j’adoptais très souvent la méthode de la fuite pour ne rien ressentir), mais en plus ça me coupait d’une partie de moi. D’un signal de mon corps qui m’exprimait quelque chose. Et comme on le dit souvent : là où il y a de la peur, il y a un désir caché.
La peur c’est le plus grand indice pour accéder à mes désirs, à mon élan vital. Si j’ai peur, cela veut dire que ça compte pour moi, sinon je serais indifférente. Quand tu ressens une vague de peur, tu peux te poser cette question : « Qu’est-ce qui compte pour moi ? » Et une fois que tu as identifié ce que c’est, tu peux te dire en pensée, en imaginant que les mots se posent sur ton cœur : « ceci », compte pour moi ».
Peut être qu’il est temps de se réconcilier avec cette émotion. Lorsqu’on a beaucoup de peurs, c’est peut être que l’on s’est désaligné de ses désirs et que l’on vit loin de soi. Mon astuce : noter mes peurs sur un papier pour me retrouver.
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