Mon remède spécial à la dépression

Lorsque j’étais en dépression, je n’avais pas accès à mes émotions. J’avais l’impression d’être trop faible pour pouvoir les surmonter. Et d’être trop seule surtout. Que se passerait-il si je m’effondrais face à elle ? Qui serait là pour me relever ? C’était beaucoup trop angoissant, alors je faisais tout pour les anesthésier : films, séries, sucre ou bien dormir en espérant que la vague passe. Je me retrouvai là : pas de travail, de moins en moins d’amis, zéro rêve et aucune perspective d’avenir. Cette question me déchirait le cœur : à quoi je sers ?

J’étais coincée sans savoir si je voulais vraiment sortir de là et si vraiment la vie avait quelque chose de mieux à m’offrir.

Et puis… le coaching est arrivé dans ma vie. On m’a mis entre les mains des outils puissants grâce auxquels j’ai changé de posture et j’ai redécouvert ma puissance.

En parallèle, j’ai fait les exercices de Saint Ignace qui m’ont permis de passer d’une religion de fatalité, de soumission et d’obéissance à une relation personnelle avec Dieu qui m’enflamme le cœur.

Le doux remède qui m’a permis de revenir à la Vie c’est la combinaison de développement personnel et de spiritualité. Le premier m’a donné accès à ma puissance et le deuxième à mon authenticité. Alors sans plus attendre…

Let’s go🔥

« Mais maintenant, ainsi parle le Seigneur,
lui qui t’a créé, Jacob, et t’a façonné, Israël :
Ne crains pas, car je t’ai racheté,
je t’ai appelé par ton nom, tu es à moi.

Quand tu traverseras les eaux, je serai avec toi,
les fleuves ne te submergeront pas.
Quand tu marcheras au milieu du feu, tu ne te brûleras pas,
la flamme ne te consumera pas.
Car je suis le Seigneur ton Dieu, le Saint d’Israël, ton Sauveur.
Pour payer ta rançon, j’ai donné l’Égypte,
en échange de toi, l’Éthiopie et Seba.
Parce que tu as du prix à mes yeux,
que tu as de la valeur et que je t’aime,
je donne des humains en échange de toi,
des peuples en échange de ta vie.
Ne crains pas, car je suis avec toi. »

Is 43, 1-4

Rien qu’en le relisant, ce texte me réveille un bon coup. C’est un petit shot de Dieu qui me dit : tu n’es pas seule ma petite dame et c’est maintenant que ça se passe.

« Quand tu traverseras les eaux, je serai avec toi, les fleuves ne te submergeront pas. »

Un jour, alors que je priais dans une église, les larmes sont venues et je me suis mise à pleurer, pleurer, pleurer, et je ne pouvais plus m’arrêter. J’avais beaucoup de chagrin (pour les connaisseurs on appelle cela le don des larmes). Je m’étais tellement retenue tout ce temps ça a peut être duré 20 minutes peut-être davantage, j’en suis tombée par terre. Il y avait du monde et j’avais peur du regard des autres mais au lieu de me calmer cela rajoutait du poids à ma peine. Des personnes que je ne connaissais pas sont venues, l’une m’a pris la main et l’autre m’a prise dans ses bras. C’était tellement fort je pouvais pleurer et je n’étais plus seule. Je sentais dans ces contacts la force de traverser les eaux et que les fleuves ne me submergeraient pas.

Selon la thérapeute Aliette de Panafieu, la dépression s’arrête le jour où l’on s’autorise à pleurer. Chaque émotion a un canal qui permet de la traverser. Pour la tristesse : c’est les pleurs.

Peut être que tu as la larme facile ou bien peut-être que tu n’as jamais été autorisé à pleurer de ta vie. Dans les 2 cas je t’invite à te donner la permission de pleurer aujourd’hui. On s’autorise rarement à pleurer jusqu’au bout, il y a comme une urgence à se calmer, comme on arrêterait un incendie. Là, munie toi d’une boîte de mouchoirs et laisse tes larmes couler jusqu’au bout. Tant pis pour le bruit c’est trop important pour se retenir ne serait-ce qu’une seconde de plus. Si tu vois que tu n’arrives pas à pleurer, tu peux penser très fort : je désire pleurer aujourd’hui. Tu peux l’écrire aussi. Si tu sens beaucoup de résistance tu peux dire : « je désire désirer pleurer ». Si tu sens que c’est un interdit dû à ton éducation tu peux écrire : « je me donne la permission de pleurer aujourd’hui ». Si tu sens un brin d’ironie : imagine que tu reçois ces mots directement sur ton cœur. Si tu sens que tu as peur parce que tu es seul : ce que ce texte dit c’est que Dieu est là et qu’il ne laissera pas les larmes te submerger. Si tu as du mal à sentir sa présence, tu peux dire avec cette nouvelle voix du cœur : envoie moi aujourd’hui quelqu’un auprès de qui je pourrai pleurer et Dieu le fera.

Partage en commentaire sous cet article comment tu te sens après cette traversée de la tristesse. Et si tu as eu des blocages, qu’est-ce qui t’as permis de les dépasser ?

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